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Gabi Wagner / A propos de son oeuvre

Atelier Gabi Wagner

Atelier Gabi Wagner

Les thèmes principaux de mon travail artistique concernent les effets de transparences et les jeux de lumières. Cette thématique s’est développée aussi autour d’un travail qui concerne les estampes et les monotypies.
A l’opposé de ce qui se fait usuellement en gravure, où des tirages identiques sont réalisés à partir d’une empreinte, la mise en œuvre de mes idées ar

tistiques fait de chaque tirage un objet unique, comportant une structuration particulière dont le point de départ est constitué par une gravure. Je peux ainsi faire évoluer chaque gravure vers des œuvres artistiques surprenantes et inattendues, tant aux niveaux du contraste et de la transparence qu’aux niveaux luminosité des structures. Cette improvisation sur l’œuvre se construit en temps réel et est réalisée par l’intermédiaire de matériaux courant détournés de leurs usages. Ceux-ci peuvent être du papier calque, du scotch, du fil de cuivre, de la gaz médicale, etc.
Ces objets communs possèdent déjà des propriétés structurelles intrinsèques, leur donnant contraste, luminosité, qui passent en général, complètement inaperçues dans leur usage quotidien.
Le montage couche après couche, le collage, la déformation mécanique de ces objets sur la gravure transcendent l’expression de la gravure pour de nouveaux effets de transparences et de lumières: La transparence apparaît, la brillance éblouis et les structures accroche l’œil. Ces effets sont d’autant plus forts que la structuration prend la liberté de s’étendre dans toutes les directions en dehors de la partie imprimée.

Gabi Wagner

 

Gabi Wagner, qui partage son temps entre une activité de vidéographiste pour la télévision allemande et son atelier de graveur à Marseille, laisse libre cours à la matière et à l’imagination dans  de petits tableaux où dominent le carré et le rond, formes géométriques fondamentales, qu’elle décline en toute fantaisie: « Je travaille sans projet, au hasard, et les couches successives créent des couleurs et des structures surprenantes ». Dualité, là encore, entre la transparence et la matière métal, papier collé, boîtes de CD où la lumière joue à l’ infini par le truchement de l’eau-forte ou de l’aquatinte.

Extrait d’un article de presse du journal LA PROVENCE du 13.06.2003
Exposition à Gréoux-les-Bains au château des Templiers